UN SERMENT DIFFICILE A TENIR

« On pourrait accélérer la cadence, si on continue à ce rythme on n’est pas prêt d’y être.»
Tanya. Vingt-cinq ans. Belle brune, grande et mince, nanti d’une forte personnalité. Ne se laisse pas marcher sur les pieds, dit toujours le fond de sa pensée ce qui agace parfois plus d’un. Aime avoir le contrôle sur toutes choses et déteste les surprises. A un faible pour la cuisine chinoise, aime les romans policiers, pratique le yoga et le taï chi chuan. Toujours pressée, toujours à l’heure. Sa devise : Pour vivre mieux vivons sans homme.
Se jeter à corps perdu dans le travail ! Le meilleur moyen pour oublier les échecs de sa vie privée et en particulier un certain… Comment s’était son nom déjà ? Ah oui ! Peter Ranson ! L’homme parfait s’était-elle dit. Seulement voilà derrière le masque monsieur perfection,
il y avait un tout autre personnage : un être dénué de tout sens moral.
Elle apprit par une amie qu’il menait une double vie : Une femme, une maîtresse et elle qu’est-ce qu’elle était dans tout ça ?
C’était insensé, pas Peter ! L’homme de sa vie ! L’être tendre, sincère qu’elle connaissait… Apparemment, pas tant que ça.
Elle était restée assise, prostrée pendant des heures les genoux dans les mains se balançant à ressasser les propos de son amie. A se ronger les ongles à ressasser les propos de son amie… a tourner en rond pensant aux propos de son amie et à s’arracher les cheveux, … vous l‘aurez compris, en pensant aux propos de son amie. Au bout d’interminables heures, de tours de manège,
d’arrachage de tignasse et de grignotage d’ongles elle se posa enfin certaines questions : Jenna s’était trompée, elle a dû confondre avec quelqu’un d’autre ou bien avait-elle mentie. Dans quel but ? La jalousie ? Non son amie en était incapable. Elle n’allait pas se miner plus longtemps, il fallait qu’elle sache, s’en rendre compte. Quand elle prit enfin l’initiative de le suivre, elle dût se rendre à l’évidence, que tout ce qu’on lui avait dit était la pure vérité. Tout cela n’avait été qu’un rêve, Son petit monde d’amour, qu’elle s’était créée en quelques mois s’était effondré en quelques heures, pouf ! Comme un château de cartes !
Il avait une autre femme ! Il était marié ! Pendant tout ce temps il avait inventé mensonges, sur mensonges. Comment avait-il pu lui faire une chose pareille ? Elle s’était rappelée une citation, les serments ne sont que des mots et les mots ne sont que du vent. Et il en avait usé à la pelle.
Comment avait-il pu la regarder en face et lui dire qu’il l’aimait ? Comment avait-il pu lui faire l’amour en pensant à une autre femme ? Mais le pire de tout comment avait-il pu lui demander de l’épouser alors qu’il était déjà marié ?
Quand elle pense à toutes les cartes d’invitation qu’elle avait envoyées, au traiteur, à tout cet argent dépensé. Sans oublier la magnifique robe de mariée,
qu’elle avait acheté. Elle s’était imaginée des centaines de fois avançant devant l’autel, au bras de celui qu’elle aimait, elle en aurait pleuré de joie. Mais ce sont des larmes de tristesse qu’elle avait versée.
Quelle humiliation ! Qu’allait t-elle faire, le quitter sans un mot ? Dire ce qu’elle pensait de lui au téléphone, ou bien le tuer avec un fusil de chasse
pour ensuite le couper
en petits morceaux et l’enterrer dans le jardin.
Non elle avait eu une meilleure idée en tête, coup donné, coup rendu, elle l’humilierait, elle le discréditerait aux yeux de tous.
Elle l’avait épié pour choisir le bon moment et décida que sa crucifixion aurait lieu le jour de son anniversaire. Pour l’occasion son épouse fit une grande réception qui se déroula sur la véranda. Pour l’occasion Tanya avait tenu à soigner son entrée. Elle fit son apparition une valise à la main,
qu‘elle ouvrit et lui jeta le contenu de ses affaires à la figure, ainsi qu’un chapelet de jurons bien senti. Pour expliquer sa venue fortuite, elle se lança dans un discours de 5 mn sans interruption ponctuée de temps en temps de « oh » et « dieu du ciel ». La bombe
qu‘elle venait de lancer ne tarda pas à exploser, elle fut contente de son petit, effet les invités furent consternés, indignés. Sa femme cramoisie l’avait injurié et giflé. Oh il aurait fallu le voir ! Il était pitoyable en essayant de s’en tirer par une pirouette du genre ; qu’il était victime d’une machination diabolique. Tanya avait été si convaincante que personne ne le crût, surtout quand elle révéla un petit détail intime. Non disons plutôt deux. Le grain de beauté qu’il avait sur la fesse gauche et le deuxième sur sa verge. Sur cette déclaration éclair, les invités firent tomber leurs verres, la belle-mère tomba dans les pommes, suivi de sa fille. Le père un couteau à la main
était prêt à se transformer en Hannibal Lecter pour faire subir les pires tortures à son gendre. Sa réputation était faite, son mariage terminé. Sur le coup, elle s’était sentit mieux, mais cela n’avait pas atténué la douleur pour autant.
Elle s’était enfermée dans sa chambre pendant des semaines, fulminant contre elle-même, contre Peter et tous les hommes. Sa tristesse passée, celle-ci fit place à la rancœur et se jura que l’on ne l’y reprendrait plus. Elle s’était forgée une carapace que personne ne pouvait briser.
« Décompresse un peu ! Pourquoi te presses-tu ? Nous avons une demi-heure d’avance. »
Jessica. Vingt-deux ans, la plus jeune, belle blonde aux yeux bleus de taille moyenne. Possède plusieurs cordes à son arc, adore cuisiner, joue de plusieurs instruments, parle plusieurs langues et peint à ses heures perdues. Jamais pressée, toujours en retard. Sa devise : prendre son temps pour vivre pleinement. Son ressentiment pour les hommes est lié à sa mère, Karen, belle femme de 46 ans. Célibataire.
Celle-ci s’est mariée très jeune, à 20 ans. A peine la lune de miel consommée, son mari l’a trompa avec son témoin. Écœurée, elle divorça. Elle eu d’autres relations, mais rien de sérieux. Quatre ans plus tard, elle se remaria
avec un homme d’affaires, Greg Williams. Elle avait tout ce qu’une femme pouvait désirer, c’était un mari affectueux, l’amenant dans les endroits les plus chics, lui achetait tout ce qu’elle désirait et lui offrait les plus beaux cadeaux.
Leur union était parfaite, enfin c’est-ce qu’elle croyait, si son mari avait un portefeuille bien garni, il avait aussi un petit carnet bien rempli. De rendez-vous galants. Un après-midi elle voulu faire une surprise à Greg et se rendit à son bureau ce qu’elle ignorait c’est qu’il lui en réservait une…. de taille. Elle le surpris le pantalon baissé jusqu’aux mollets, dans les bras de sa secrétaire. Pauvre Karen ! Le mariage n’aura duré que deux ans. Elle divorça pour la seconde fois, promettant qu’on ne l’y reprendrait plus. La bonne seule note à ce mariage fut la naissance de sa fille Jessica.
Karen ne teint pas son engagement et épousa dix ans plus tard à la surprise générale, un bel italien, Tonio Costello de douze ans plus jeune qu’elle. Il était mécanicien
et ne l’avait épousé que pour une seule raison : Son fric. Elle dit à son entourage qui l’entendait autrement, celui-ci c’est le bon. Malheureusement pour Karen, ce ne fût pas le cas. Il l’a trompa avec tout ce qui avait un jupon : Sa coiffeuse, son esthéticienne, la prof de son club de gym et pour couronner le tout avec sa meilleure amie. Ce petit manège
dura 1 an, sans qu’elle ne se doute de rien. Il cessa de tourner lorsqu’elle le découvrit en train de s’envoyer en l’air avec son amie sur la table de la cuisine. Une humiliation de trop pour la pauvre Karen. Elle le quitta. Le constat de sa vie : trois mariages trois échecs. Elle fit le serment de ne plus se remarier et de bannir les hommes à tout jamais et elle tint sa promesse. Elle se consacra totalement à l’éducation de sa fille. Quand Jessica fut en âge d’avoir des relations amoureuses sa mère lui fît comprendre qu’elle n’avait pas besoin d’un homme dans sa vie. Qu’ils étaient tous des salauds et qu’ils la feront souffrir comme elle l‘a souffert. Karen peut être fière de Jessica, ce qu’elle lui a inculqué, elle l’a mise en pratique, pas de petit ami, même pas une aventure.
« Oui et bien si on ne veut pas être prisent dans les embouteillages, il serait plus sage de partir plus tôt. Quelqu’un sait où se trouve Allyson.
Rachel. Jeune femme noire de 25 ans, belle, élancée, adepte de la cuisine végétarienne et du fitness, une sacrée obsession au tableau son poids. Très cultivée, elle aime la lecture, chiner, et visiter les musées. Sa devise : Un esprit sain dans un corps sain. Le problème de Rachel est liée à son père : son passe-temps, séduire les jolies femmes et de préférence plus jeune que lui. En 5ans, elle a eu droit à une belle brochette de belles-mères.


Rachel est toujours passée au second plan dans ses projets, et pour avoir le champ libre, il l’envoya dans des écoles privées en Angleterre. Elle se rebella contre l’autorité de son père en se montrant indisciplinée et se fit renvoyer de plusieurs pensionnats. Son père lasse de ses nombreuses frasques, solutionna le problème en l’envoyant chez sa mère. Celle-ci avait été ébranlée quand son mari demanda le divorce et ne se remit pas de cette rupture. Elle ne sortait presque plus et ne cessait de reparler de l’époque où il formait un couple parfait. Son père après 10 ans de mariage commença à avoir de nombreuses maîtresses. Elle l’avait surpris d’ailleurs avec l’une d’entre elle dans leur propre maison. Son père était un monstre d’égoïsme, qui ne pensait qu’à lui-même et qui se fichait royalement de ce que les autres voulaient ou ressentaient. Elle le détestait pour tout le mal qu’il lui avait ainsi qu’à sa mère et cette haine elle la reporta sur tous les hommes. Pourtant, à 18 ans, elle reporta toute son attention sur Jonathan Wilson. Elle lui trouvait un charme ravageur. Sa première réaction fut explosive : elle lui tomba littéralement dans les bras, sa deuxième réaction fut plutôt platonique : elle tomba des nues. Elle s’attendait à un feu d’artifice,
ce fût un véritable fiasco. Vite fait, mal fait. Aucune passion, aucune tendresse dans leurs ébats, qu’elle regretta d’être allée aussi loin. Elle se sentait si honteuse de ce qu’elle avait fait, qu’elle s’était mise sous la douche faisant couler longuement l’eau sur elle, comme pour effacer toutes traces de sa mauvaise action.
Le lendemain matin, elle s’était retrouvée seule, avec sur le lit un petit mot « merci pour la nuit passée, mais on en restera là. » De rage elle déchira le papier. Quelle idiote ! Pourquoi avait-elle cédé aussi rapidement ? Voilà le résultat quand on se laissait guider par ses sens plutôt que sa raison. Elle n’aurait jamais dû sortir avec lui. Sa décision était prise. Après cette fâcheuse expérience, elle ne voulait plus fréquenter aucun homme. Elle se trompa puisqu’à 20 ans, elle tomba amoureuse d’un jeune homme très séduisant Gary Curtis. Issu de bonne famille, diplômé de Harvard, futur avocat. Le gendre que toute mère rêverait d’avoir. Les apparences n’étaient-elles pas parfois trompeuses ? Rachel l’appris à ses dépens. Qui aurait pu se douter que derrière ce visage Angélique, ses bonnes manières, se dissimulait l’identité d’un Mr Hyde. Elle avait découvert sa vraie nature, lors d’une soirée chez des amis. Un petit cercle qu’elle ne connaissait pas et qu’il n’était pas bon de présenter à papa et à maman. Les couples étaient vautrés l’un sur l’autre. L’alcool coulait à flot et certains étaient déjà partis pour des paradis artificiels. Il n’était pas question qu’elle reste une minute de plus dans cet endroit malsain. Peter essaya de la convaincre de rester mais elle insista et soudain en quelques secondes le masque tomba. Il lui parla sur un ton cinglant disant qu’il l’avait séduite dans le seul but de l’avoir dans son lit. Il n’éprouvait rien à son égard. Elle était seulement un passe-temps pour lui comme toutes les autres et qu’il n’avait pas l’intention de se marier avec elle. Rachel avait été atterrée, l’impact de ces paroles lui avait fait l’effet d’une gifle… Il n’avait plus rien du jeune homme gentil et prévenant qu’elle connaissait, c’était un inconnu qu’elle avait en face d’elle, méprisable, cruel, pervers.
Elle n’avait plus qu’un seul désir. Fuir à tout prix ce malade avant qu’il ne tente quoi que ce soit. Il l’en avait empêché en la pressant violemment et tenta d’abuser d’elle. Elle se débattit avec tant de rage qu’il tomba à la renverse. Elle en profita pour s’échapper. Rachel n’avait jamais courut aussi vite de sa vie, heureusement, une voiture s’arrêta au bord de la route et elle pût rentrer à la maison. Rachel avait pleuré longtemps cette nuit là, cette histoire aurait pu finir très mal. Elle n’avait jamais raconté à sa famille ce qui s’était passé ce soir-là, seulement ses amies étaient au courant. Ses parents lui avaient demandé pourquoi elle ne voyait plus Gary, elle leur avait répondu qu’il n’était pas la personne qui lui convenait, ce qu’elle avait pris pour une histoire d’amour n’en était pas une. Elle se sentait maudite, le sort s’acharnait-il sur elle comme il s’était acharné sur sa mère ou devait-elle payer pour les fautes de son père ? Elle le crût car, à la suite de cette autre relation malheureuse, elle se jura de ne plus faire confiance à aucun homme.
La porte s’ouvrit, une jeune femme entra chargée de paquets.
« Je suis enfin arrivée, désolée pour le retard il y avait un embouteillage fou », dit-elle en refermant la porte avec son pied.
Allyson. Vingt-trois ans. Jolie femme noire, assez coquette, pétillante, plein d’entrain et…parfois…imprévisible, dépense sans compter dans les boutiques, les instituts de beauté et les magazines de mode. Elle aime aller danser, aller au cinéma, Sa devise : se faire plaisir quand elle le désire. Allyson ressemble à ses amies sur un point. Elle a fait une croix sur l’amour. Mais pas sur le sexe : 1 ère raison instaurée : elle adore ça, 2ème raison instaurée : c’est un excellent exutoire. Histoire de se venger d’un homme qui l’a fait souffrir, il y a 3 ans de cela. Il s’appelait David Mc Nillan et elle en était follement amoureuse. Ils sortaient ensemble depuis quatre mois et n’avaient pas eu encore de relations sexuelles. Il l’a pressait, elle le ralentissait, elle voulait attendre, ne pas brusquer les choses, mais il insistait de plus en plus et finit par céder. Ce fut un instant merveilleux. Mais ce bonheur fut de courte durée. Le lendemain matin plus de David. Il n’avait même pas laissé un petit mot. Elle l’avait cherché et l’avait trouvé attablé au restaurant avec des amis, elle lui avait demandé des explications, pourquoi il était parti sans rien dire. Il l’avait regardé comme s’il la voyait pour la première fois. « Tu vois avec mes amis, on a fait le pari lequel de nous arriverai à mettre Allyson Mayers dans son lit, comme j’ai une âme charitable je me suis dévoué … ET J’AI GAGNÉ. TU ES UN SACRE BON COUP, POUR UNE NOVICE TU ES UNE VRAIE TIGRESSE, de toutes les filles que j’ai eues dans mon lit je te mettrai…une note de…18/20. Il s’était mis à rire. Sur l’insulte le visage d’Allyson s’était décomposé et elle l’avait giflé de toutes ses forces. Il était resté là, impassible, arborant un sourire du coin des lèvres, comme s’il n’avait aucune honte de ce qu’il venait de dire. Elle le traita de tous les noms et se promis en cet instant que plus jamais aucun type n’aurait l’occasion de se moquer d’elle. Elle appliquera « la loi du Talion » : Œil pour œil dent pour dent. La vengeance est un plat qui se mange froid dit-on. Trois ans sont passés et Allyson continuait, tenace, jamais rassasiée, choisissant, prenant et jetant comme un kleenex. La vengeance c’est comme le bon vin il s’abonnit avec l’âge.
Allyson déposa ses achats sur la table de la salle à manger et enleva son manteau hâtivement qu’elle plia sur le dossier de la chaise. Ses trois amies assises sur le canapé jetèrent un œil dans sa direction et ouvrirent de grands yeux effarés quand elles virent le nombre de paquets étalés sur la table.
- Je vois que tu as passé ton temps dans les boutiques Allyson ! Lança Tanya sèchement. Combien as-tu dépensé cette fois tout l’argent du loyer ?
Allyson ne répondit pas feignant la sourde oreille. Elle défit ses paquets avec empressement et en moins de cinq minutes, on pouvait trouver sur la table : Une douzaine de robes, 5 tailleurs, 5 pantalons, divers petits hauts 6 paires de chaussures divers accessoires de mode. Tanya et Rachel scandalisées par la montagne de vêtements lancèrent un « oh mon dieu .» Tandis que Jessica se leva d’un bond du canapé, s’avança vers Allyson pour lâcher :
- Ouah ! Tu es sûre de ne pas en avoir oublié dans la voiture.
Allyson les jambes écartées, les mains sur les hanches, elle ressemblait à un capitaine d’un navire heureux d’avoir ramenée un trésor à bord.
- Non, non tout est là, dit-elle avec ravissement
Tanya et Rachel s’avancèrent à leur tour.
- La parcimonie tu connais ? Non bien sûr c’est un mot qui ne fait pas partie de ton vocabulaire. C’est se contenter du minimum…Peux-tu nous expliquer la raison de tous ces achats ? questionna Tanya.
- Il me fallait une nouvelle robe, déclara-t-elle.
- Une nouvelle garde-robe tu veux dire. Tu as du dévaliser tous les magasins de la ville, fit remarquer Tanya en contemplant ses emplettes.
- Il fallait que je la renouvelle, formula Allyson en haussant les épaules.
- Je vois. A chaque nouvelle sortie tu t’empresses d’aller faire des achats, fit remarquer Rachel.
- Bien sûr je ne veux pas qu’on me voie avec la même chose.
- Écoute, je suis persuadée que personne ne le remarquera.
- Oui mais moi je le sais, rétorqua Allyson.
Jessica se mit à sourire.
- Élémentaire mon cher Watson, dit Jessica en s’adressant à Rachel.
Celle-ci fit une grimace à son encontre.
- Je suis sûr que dans tout ce gros tas, on peut séparer l’essentiel de l’accessoire…
Rachel prit quatre petits sacs de soirée.
Comme ceci par exemple, ainsi bien les six paires de chaussures que tu as choisies avec un grand soin en les prenant de différente couleur, dit-elle en les montrant du doigt, vraiment tu exagères.
Allyson lui arracha les sacs des mains.
- Décidément tu ne connais rien en matière de mode, ces sacs que tu considères comme de vains accessoires sont de dernier cri et quant aux chaussures, si je les ai choisis de différentes couleurs, c’est pour qu’elles soient assorties avec mes tenues.
- Tu sais ce que tu es… une fashion victime, répliqua Rachel d’un ton malicieux.
- Et fière de l’être, lança Allyson avec un grand sourire montrant des dents d’une blancheur parfaite.
- Eh quant aux autres nombreuses choses que tu as achetées…
Rachel se dirigea vers le grand couloir où s’y trouvait un immense placard réservé à la seule intention d’Allyson. Elle ouvrit en grand les deux battants. Des tailleurs, pantalons, robes et jupes de couleurs variées étaient rangées soigneusement sur une centaine de cintres. En bas se trouvait une trentaine de chaussures de différents tons allant de la paire baskets, jusqu’à la paire de souliers du soir.
Allyson lui arracha les sacs des mains.
- Décidément tu ne connais rien en matière de mode, ces sacs que tu considères comme de vains accessoires sont de dernier cri et quant aux chaussures, si je les ai choisis de différentes couleurs, c’est pour qu’elles soient assorties avec mes tenues.
- Tu sais ce que tu es… une fashion victime, répliqua Rachel d’un ton malicieux.
- Et fière de l’être, lança Allyson avec un grand sourire montrant des dents d’une blancheur parfaite.
- Eh quant aux autres nombreuses choses que tu as achetées…
Rachel se dirigea vers le grand couloir où s’y trouvait un immense placard réservé à la seule intention d’Allyson. Elle ouvrit en grand les deux battants. Des tailleurs, pantalons, robes et jupes de couleurs variées étaient rangés soigneusement sur une centaine de cintres. En bas se trouvait une trentaine de chaussures de différents tons allant de la paire baskets, jusqu’à la paire de souliers du soir.
Tu en as déjà une quantité, tu pouvais choisir parmi celles-ci, dit-elle en les montrant du doigt.
» Et merde » se dit Allyson en sursautant et en serrant les poings.
Allyson virevolta.De quel droit tu te permets de fouiller dans mon sac, s’écria-t-elle en essayant de la lui arracher des mains mais en vain.- Ce droit je me le permets quand tu jettes l’argent par les fenêtres tempêta Tanya. A partir de maintenant, je prends tes comptes en main, plus de carte de crédit, confisqué ! tu es interdit bancaire.Et joignant le geste à la parole, elle se dirigea vers l’entrée Allyson sur ses talons. Elle prit son sac, l’ouvrit et rangea l’objet saisi.- Tu t’improvises banquière maintenant, lança Allyson d‘un regard furibond.- Oui tu ne le savais pas que je pratique un autre métier en parallèle.- Écoute, je sais que j’y suis allée un peu fort, prononça-t-elle les mains en prière comme si elle faisait son mea culpa, alors que Tanya savait qu’il n’en était rien.Allyson marqua une pause et reprit.- Mais l’argent s’est fait pour être dépensé, dit-elle avec dédain tandis que Tanya ouvrit la bouche pour prononcer les mêmes paroles mais sans y émettre un son en dodelinant de la tête et en levant les yeux en l’air.Pour Allyson se justifier de cette façon c’était une habitude. Cela valait toutes les excuses du monde. Son père l’avait souvent gâtée lorsqu’elle était une enfant et cela ne s’était pas arrangé avec le temps. Allyson n’a jamais manqué de rien, elle dépensait sans compter elle ne mettait jamais d’argent de côté . Ce que veut Allyson, Allyson l’a. Pour Tanya c’était différent, elle avait dû se battre pour obtenir ce qu’elle voulait. Les coups durs, elle connaissait, ils avaient jalonné toute son enfance. Son père l’abandonna alors qu’elle n’avait que 5 ans et sa mère l’éleva seule avec son frère Jimmy. Ce ne fût pas facile, elle avait toujours été dépendante de son mari et n’avait jamais travaillé auparavant. Pour subvenir aux besoins de ses enfants elle fit divers petits boulots. Quand ils furent un peu plus grands, sa mère se décida de prendre des cours du soir, celle-ci étant souvent absente, Tanya avait la charge de s’occuper de son jeune frère. A présent sa mère tient un poste d’assistante de direction et elle vit à Los Angeles. Tanya s’était promis de s’en sortir et de ne jamais dépendre d’un homme. De son père elle avait hérité un teint hâlé, les cheveux d’un noir couleur corbeau et les yeux bleus en amande frangés de longs cils. Mais de sa mère de souche irlandaise, elle tenait un tempérament emporté, un caractère de fonceuse et se montrait aussi obstinée que têtue. Tanya considérait Allyson comme sa petite sœur et ne pouvait s’empêcher de la sermonner, de la protéger contre les autres et surtout contre elle-même.- Il faut que tu saches, ce n’est pas parce que tu as du fric que tu dois le semer à tout vent, qui sème l’argent récolte les dettes.- Tu n’aurais pas changé un petit peu le proverbe, fit remarquer Rachel.- Si, mais à la seule intention de Allyson, répondit Tanya en l’a regardant.- Je voudrais…- Stop ! cria Rachel en levant la main pour les interrompre.Tanya et Allyson ignorant l’avertissement continuèrent à discourir, Rachel agacée cria plus fort pour se faire entendre.« Hé, Oh ! »Allyson et Tanya s’immobilisèrent et dévisagèrent Rachel d’un air médusé.- Le combat verbal est terminé, match nul pour toutes les deux ! Statua-t-elle. Maintenant peut-on aller dîner ?- Bon et bien allons-y. On prend ma voiture, suggéra Jessica en ouvrant les bras.- Je refuse qu’on…« Allyson la ferme ! », dirent ses trois amies en chœur.Elles prirent leurs sacs et leurs manteaux, se dirigèrent vers la porte d’entrée, descendirent l’escalier en hâte et s’installèrent dans la Ford blanche. Jessica au volant, prit la direction que lui indiqua Tanya. Quand ses amies lui demandèrent où elles allèrent dîner, celle-ci rétorqua que c’était une surprise. Assez surprenant de sa part. Elle qui les détestaient et surtout en concocter. Raison : Elle lui explosait souvent à la figure, Celle-ci espérons aura meilleur effet. Vingt minutes plus tard, elles garèrent devant un grand immeuble le GE BUILDING ; Elles descendirent de voiture et se dirigèrent vers l’entrée. Elles s’approchèrent vers l’Accueil ou une jeune femme avenante était occupée à renseigner un couple âgé. Après qu’elle eu terminé, elle s’avança vers Tanya et sans départir de son sourire lui demanda que désirait-elle comme renseignement, celle-ci lui demanda poliment un plan du rez-de-chaussée de l’immeuble qu’elle lui remit et la remercia. Ces amies intriguées, jetèrent un rapide coup d’œil aux alentours. Rachel dont la patience n’était pas son fort s’avança doucement vers Tanya pour qu’elle lui fournisse une explication. Celle-ci était en train d’examiner le plan.- Excuse moi de t’interrompre, mais peut-on savoir où nous sommes ? Questionna-t-elle.- Au GI building, répondit Tanya sans relever la tête.
-J‘avais remarqué merci. Où est le restaurant ?
Suivez-moi.
Tanya plia le plan qu’elle rangea soigneusement dans son sac et sans donner plus d’information se dirigea hâtivement vers le hall suivit de ses amies. Elle appuya sur le bouton d’appel de l’un des ascenseurs et au bout de quelques secondes d’attente, les portes de la cabine s’ouvrirent et s’y engouffrèrent toutes les quatre. Tanya appuya au 65ème étage et les portes se refermèrent, Allyson se retrouva face à un miroir et en profita pour retoucher sa coiffure et son maquillage. Dès qu’elle eue terminé elle se retourna et s’adressa à Tanya.
- Dis-moi pourrais t-on enfin connaître le nom du restaurant, articula-t-elle lentement.
- Non, dit-elle en fixant les numéros qui défilaient à la vitesse grand V 25, 27,29
Jessica fit la moue.
- Cela t’amuse de nous faire languir.
- Oui je l’avoue, j’adore ça ! Les rôles sont inversés pour une fois, après tout ce n’est pas toujours les mêmes qui doivent souffrir, Lança-t-elle avec un large sourire satisfait.
45, 47,49,51…
- Je savais que tu avais l’âme d’une tortionnaire.
- Et l’âme vengeresse, compléta Allyson.
Rachel prit Tanya par les épaules.
- Eh ! Bien donne-nous un petit indice qui nous mettrait sur la voie.
- Cela ne servirait à rien vous ne trouverez pas. Ah 65ème étage nous sommes arrivés claironna-t-elle.
L’ascenseur s’arrêta. Elles sortirent et Tanya montra du doigt le long couloir qu’elles devaient emprunter et s’y engagèrent. Elles se trouvèrent face à un restaurant où sur l’enseigne était inscrit RAINBOW TOWN. Tanya poussa la porte de l’établissement et ce qu’elles virent les cloua sur place.
- Ouah ! S’exclamèrent-elles.
L’endroit était très chic et d’un grand raffinement, le décor évoquait les fastes des années 30, la lumière légèrement tamisée donnait à l’ensemble un ton gai et chaleureux. Un serveur qui se trouvait juste à côté d’eux un plateau à la main et une serviette sur le bras leur lâcha :
- Cela fait toujours ça la première fois, lança-t-il le sourire en coin.
Allyson pencha légèrement la tête sur le côté, promena un doigt sur ses lèvres tout en le regardant avec une moue gourmande.
« Hum ! Il n’y a pas que l’établissement qui soit intéressant »
Le jeune homme la gratifia d’un sourire superbe, montrant qu’il l’appréciait le compliment et la toisa à son tour sans pudeur pour signifier qu’elle était aussi à son goût.
Tanya ne loupa pas la phrase a connotation sexuelle et voulu mettre un terme à cette petite scène de séduction. Elle tira sur la robe d’Allyson et lui marmonna :
« Tu ne peux pas t’en empêcher c’est plus fort que toi, tu ne manques pas d’aplomb !
Le Jeune serveur, occupée à une table lui jeta quelques œillades de temps en temps Allyson lui répondit par un discret coucou de la main.
Hé, c’Est-ce qui fait en partie mon charme, répliqua Allyson en haussant les épaules.
Tanya en guise de réponse secoua la tête pensant que le cas d’Alysson était désespéré. Elles s’approchèrent de l’hôtesse qui se trouvait devant l’entrée. Celle-ci leur demanda si elles avaient réservé, Tanya lui répondit qu’elle avait retenu une table au nom de Swanson. L’employé du restaurant vérifia et interpella le maître d’hôtel qui les mena jusqu’à leur table et repartit. Elles s’assirent et contemplèrent la vue de la fenêtre.
- Quel panorama ! C’est superbe ! Dit Rachel en écarquillant les yeux.
- Magnifique ! On a une vue de New York absolument extraordinaire ! S’exclama Jessica en se penchant légèrement.
Allyson et Jessica hochèrent la tête.
Rachel contempla la salle bondée de monde.
- Il n’y a pas une table de libre. Il faut réserver un mois à l’avance pour pouvoir dîner ici le week-end.
Tanya s’éclaircit la gorge.
- En semaine c’est exactement la même chose. Il y a trois raisons majeures à cela le cadre est somptueux, la vue est magnifique et la cuisine y est excellente.
- Et c’est excessivement cher, concluas Rachel en regardant la carte des menus.
- Peu importe le prix, c’est moi qui invite, répondit Tanya.
Jessica jeta un rapide coup d’œil dans la salle.
- Il n’y a que du beau monde, quelques personnalités sont présentes et même le maire de New York est ici en personne.
Elle regarda Tanya intriguée, Ok il était temps de poser
certaines questions.
- Comment connais-tu cet endroit ?
Tanya pris sa serviette la déposa sur ses genoux, et le coude sur la table contempla ses longs doigts vernis.
- Non il n’en est pas question, lâcha Tanya dans un souffle. Elle reste dans mon sac. La pauvre ! Elle a déjà tellement souffert !
Rachel sentant la conversation prendre une autre tournure ajouta :
- Hé ! Toutes les deux, vous n’avez quand même pas décidez de jouer les prolongations ici. Je suggère qu’on jette un coup d’œil sur le menu, j’ai une faim de loup. J’espère qu’il sert autre chose que de la viande.
Allyson prit la carte des menus la consulta minutieusement et choisi.
- Je prendrai une salade de thon, ensuite du riz aux cèpes avec des tranches de carlet et pour le dessert…
Se sentant observée, elle jeta un coup d’oeil discret à la table d’en face, trois jeunes hommes très séduisants, la dévorait des yeux. Elle leur souria.
J’ai un autre genre de dessert en vue, dit-elle d’un ton mielleux.
Frappé, parce qu’elle venait de dire, Jessica et Rachel levèrent la tête tentant de déceler dans les propos d’Allyson quelque chose de sensé? Tanya qui avait compris l‘allusion, leva sur elle un regard noir. Il f Rachel croisa le regard de celle-ci et compris; elle décida de rompre le silence en parlant la première.
- Je…je prendrai une salade composée, un gratin de crevettes et un gâteau de fromage blanc, dit-elle rapidement pour mettre fin au malaise que venait d’instaurer Allyson.
Tanya opta pour un travers de porc et des gnocchis à la romaine et Jessica choisit un pain de viande accompagné de pommes de terre soufflées.
Jessica fit signe au serveur qui prit leurs commandes et parti aux cuisines.
Tanya fusilla Allyson du regard.
- Dis-moi où tu voulais en venir tout à l’heure ?
Allyson sourcilla.
- De quoi tu parles, questionna-t-elle ? Vous avez vu le serveur ? Il est diablement est sexy !
- Ne fais pas celle qui n’a pas compris, réponds à ma question à question, insista Tanya.
- J’ai lorgné vers la table qui se trouve à notre droite et il y a trois beaux mâles très intéressants. Si nous les invitions à notre table, dit-elle d’un ton guilleret.
Tanya, Rachel et Jessica se penchèrent légèrement pour vérifier ses propos. Ils étaient en pleine conversation, quand se sentant observés, ils tournèrent leurs têtes vers les trois jeunes femmes. Prises au dépourvu elles se détournèrent vivement.
- Alors ! Verdict ? Demanda Allyson les bras croisés.
- Pas intéressées, dirent Jessica et Rachel en chœur.
Tanya silencieuse, n’en croyait pas ses oreilles, apparemment Allyson avait un don pour gâcher la soirée des autres. Elle ne pouvait pas s’empêcher de flirter partout où elle allait. La dernière fois, c’était, y’ a deux semaines. Elles étaient allées danser en discothèque et leur amie s’était donnée en spectacle. A moitié ivre, et en plein milieu de la piste, elle s’était livrée à une petite danse à coup fort de déhanchements sur « sexe bomb », de Tom Jones attirant tous les célibataires de la boîte.
Écœurée, Tanya, ses amies et une Allyson récalcitrante quittèrent l’endroit rapidement avant de déclencher une émeute. Il n’était pas question que leur amie leur gâche de nouveau la soirée.
- Tu sais ce dont tu as besoin, c’est d’une douche froide pour calmer tes ardeurs.
Le serveur revint avec leurs plats et reparti.
- Oh écoute c’est juste pour s’amuser ! Proféra Allyson en faisant un clin d’œil aux trois hommes et du même coup un coucou de la main.
Rachel médusée lui tapa l’épaule. Tanya lui lança un regard assassin et Jessica scandalisée s’écria « Oh mon dieu ! «
- Mais enfin qu’Est-ce qui te prends ? Tu es complètement folle. Tu es en train de jouer avec le feu ! Tempêta Rachel.
- Oh ! Tu ne le savais pas notre chère amie adore allumer des incendies. Aurais-tu la mémoire qui flanche Allyson ? Dois je te rappeler l’incident il y a deux semaines, dit Tanya.
L’incident il y’a deux semaines, bien sûr qu’elle s’en souvenait, épisode fâcheux indépendant de sa volonté. Elle avait beaucoup bu et s’était retrouvée au milieu de la piste exécutant une chorégraphie…assez sexy. Le lendemain elle ne se souvenait de rien à part une gueule de bois. Ses amies lui racontèrent ce qui s’était passé et honteuse de ce qui était arrivé se promit de ne plus remette les pieds dans cette discothèque.
- Si tu fais allusion à la soirée en boîte, je dénie toute responsabilité dans cette histoire, un type au bar m’a fait boire plus que de raison et…
- Oui et bien si tu ne l’avais pas abordé ce ne serait pas arrivé, maugréa Tanya en l’interrompant.
Allyson prit sa fourchette piqua nerveusement dans sa salade et l’apporta à sa bouche.
- Écoutez nous avons décidez d’un commun accord d’exclure l’amour dans notre vie, très bien. Mais cela n’inclus pas forcément le sexe…(elle marqua une pause) eh il faudrait sortir de votre couvent ! Oubliez que vous avez fait vœu d’abstinence. Prenons le parti de nous offrir de temps en temps une bonne partie de jambes en l’air, et du même coups se venger de l’humiliation que les hommes nous ont fait subir. Pensez aux mensonges qui ont été dits, aux phrases éhontées qui ont été prononcées, à vos cœurs brisés, au nombre de kleenex trempés.
- Tu ne crois pas…qu’il serait temps de mettre un terme à ta petite vendetta personnelle. C’est ridicule et très dangereux. On t’avait laissé faire au début, on s’est dit…Elle va utiliser deux ou trois victimes et après elle va se lasser. Mais non au lieu de faire appel un tant soit peu à la raison, Allyson préfère satisfaire sa libido. Oublie tes mauvais penchants et opte pour l’abstinence. Crois moi c’est la meilleure chose que tu puisses faire, cela t’évitera bien des problèmes et du même coup nous mettre aussi dans la panade, dit Rachel.
Allyson l’a regarda avec des yeux ronds comme si son amie avait dit une énorme bêtise.
- Me priver de mon péché mignon ! Sûrement pas.
- Je croyais que c’était le chocolat.
- Oui et bien il vient en deuxième position.
Jessica s’adressa à son tour à Allyson.
- Ce que tu fais est immoral et répréhensible.
- Oh s’il te plaît, dépêtre-toi de ces carcans qui t’enchaînent ils te bouffent la vie.
- Tu as oublié notre serment, notre devise, les quatre mousquetaires : Un pour tous et tous pour un. On se sert les coudes, dit Jessica.
- Non, bien sûr que non ! Mais il y a des situations parfois, c’est un pour tous et chacun pour soi, rétorqua Allyson.
Rachel vit les trois hommes se lever et s’approcher de leur table.
- Oh panique à bord ! Ils viennent vers nous, attachez vos ceintures la soirée risque d’être mouvementé, dit Rachel en faisant une grimace.
Tanya pointa son doigt vers Allyson.
- Bravo tu as gagné !
- Bien. Ceci va mettre un peu de piquant à cette soirée qui selon moi commençait à être monotone, dit-elle en bâillant.
Tanya termina son assiette déposa sa fourchette et croisa les jambes.